Au Bresil, le 02 juillet, le parquet général a déposé une requête auprès de la Cour suprême fédérale pour qu’elle reconnaisse les unions entre personnes du même sexe et leur concède les mêmes droits que les couples hétérosexuels.
Les mêmes droits que les couples hétérosexuels
Deborah Duprat, l’avocate générale, a demandé dans sa requête que ces mesures soient valables pour toutes les états du Brésil, qui a un système fédéral avec une législation qui s’applique souvent Etat par Etat.
“L’individu hétérosexuel est en mesure de former une famille, en suivant ses orientations affectives et sexuelles. Non seulement il peut se marier mais aussi constituer une union stable sous la protection de l’Etat. Mais on refuse cette possibilité à l’homosexuel, sans aucune justification acceptable”, a indiqué la procureur.

Pour une validité dans tout le Brésil
La Cour suprême a déjà reçu une demande dans le même sens du gouvernement de l’Etat de Rio de Janeiro mais Mme Duprat a souligné que ses démarches visaient à une validité dans tout le Brésil. Selon elle, refuser de reconnaître les unions homosexuelles tend à accroître et légitimer l’homophobie.
Pour l’avocate générale, “la reconnaissance sociale implique une valorisation des identités individuelles et collectives”. En revanche, “la dévalorisation sociale des caractéristiques et du mode de vie de certaines populations comme les homosexuels tend à générer en eux des conflits psychiques graves, provoquant de la douleur, de l’angoisse et une crise quant à leur propre identité”, a-t-elle estimé.
Quelque 66 pays dont le Brésil ont signé en décembre 2008 une déclaration de l’ONU contre les discriminations à l’égard des homosexuels. Le Brésil compte la plus grande communauté homosexuelle d’Amérique latine et la 13e édition de la Gay Pride a réuni 3 millions de personnes à Sao Paulo, le 14 juin dernier. (belga/th)
source 7sur7.be





