Alexandre Marcel est homosexuel, il a été exclu du don de sang et a décidé de porté plainte à Alès contre X pour dénoncer ce qu’il considère comme une “discrimination” légitimée par un arrêté fixant les critères de sélection des donneurs. L’Etablissement français du sang (EFS), à l’origine de ce refus, n’a pas encore réagi.
Depuis plus de quatre ans avec son compagnon, il estime ne pas avoir de pratique à risque. Il dit s’être senti comme “un citoyen de seconde zone, de seconde classe” au moment où son don du sang a été refusé.
Selon son avocat, cette contre-indication permanente est une “discrimination” et l’arrêté qui fixe cette règle est “contraire à la directive européenne de 2004, qui parle de comportements et pas d’orientation sexuelle”
Les nouveaux critères de sélection, définis par un arrêté paru au Journal Officiel le 18 janvier 2009, excluent les personnes homosexuelles des dons du sang en raison des risques liés au virus du Sida. Ce décret est l’application d’une directive européenne imposant la rédaction d’un arrêté sur la sélection des donneurs, indique le Ministère de la Santé. Les nouvelles dispositions sont entrées en vigueur le 19 avril 2009.
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dit avoir sollicité l’avis des experts et des agences sanitaires pour asseoir sa décision sur une évaluation médicale solide. Il ne s’agit pas d’une discrimination comme l’estime ce Français de 28 ans. En matière de risques liés au sida, tous ces experts ont fait part à Roselyne Bachelot de deux éléments :
Le premier étant qu’il y a une période muette de plusieurs jours, entre le moment où la personne a été en contact avec le virus et le moment où le virus circule dans le sang et donc devient détectable. Ce qui pose un vrai problème.
Ensuite, “les données épidémiologiques sont incontestables : entre 10 et 18 % des gays sont contaminés, alors que ce pourcentage est de 0,2 % pour les hétérosexuels”, rappelle la Ministre de la Santé. Les situations épidémiques n’étant pas les mêmes, “il y a un risque, et ce risque est trop élevé, d’où le maintien de cette contre-indication”, conclut Roselyne Bachelot.
Ue médecin explique qu’après une contamination, le virus du sida n’est pas dépistable dans les quinze jours dans 100 % des cas et qu’il peut être dépisté dans 90 % des cas au bout d’un mois. Au bout de quatre mois, il est détecté de façon certaine pour l’EFS. Mais pour Alexandre Marcel cela n’enlève rien à la présupposée infidélité des homosexuels.





Il ne s’agit pas d’une discrimination comme l’estime ce Français de 28 ans. Qui a dit cela ??
Un exemple le taux de prévalence est de maximum 16/100 pour les homosexuels en France et un homo ne peut donner son sang a vie.
Le taux de prévalence d’une personne d’Afrique du sud ou de Côte d’Ivoire hétérosexuel est de 20 et 25/100, alors comment est il possible que le migrant d’Afrique du Sud ou de Cote d’Ivoire puisse donner son sang ?
Pour terminer, cette discrimination existe depuis 1983 pour le homosexuels, il y avait surement déjà un recul suffissant
Année de diagnostic Total 2003 2004 2005 2006 * 2007 * 2008 janv-juin *
Mode de contamination Homosexuel/Bisexuel 828 1016 1142 1143 1144 273 5546
5-Hétérosexuel 2290 2427 2341 1944 1792 474 11268
Une découverte sur six du VIH dans le monde est une femme