Après Meilleur espoir féminin, Monsieur Batignole et Boudu, le onzième long-métrage de Gérard Jugnot risque d’en étonner plus d’un. Intitulée Rose et noir, l’action de cette comédie historique se situera dans l’Espagne du XVIe siècle. Le réalisateur tiendra également le premier rôle : Gérard Jugnot incarnera ainsi un grand couturier français, que l’on pourrait qualifier d’efféminé, qui doit se rendre en Espagne pour la préparation d’un mariage royal. Un périple qui prendra bientôt l’apparence d’un choc culturel, entre une France décadente et une Espagne prisonnière de l’Inquisition…
En “folle perdue”, Jugnot ne semble pas avoir fait dans la dentelle. N’est pas Serrault qui veut.
Synopsis. En 1577, Pic Saint Loup, grand couturier sur le déclin, se voit confier par le roi Henri III, une mission diplomatique : il doit confectionner sa plus belle robe de cérémonie pour le mariage arrangé d’un de ses neveux avec la fille d’un Grand d’Espagne. Dans une Espagne catholique intégriste qui traque protestants, maures, juifs et homosexuels, Saint Loup va se mettre en chemin entouré de ses gens. Ce qu’il ignore, c’est qu’il part avec un protestant, son fidèle secrétaire, bien décidé à cacher une bombe dans la robe pour venger les siens de la sanglante Saint Barthélémy. Il part également avec son ” nègre ” un maure qu’il doit transformer en blond normand, avec son parfumeur, son ” nez ” un juif marrane ainsi que son coiffeur, une folle perdue. Tout ce joli monde ” persona non grata ” va se retrouver chez le père de la fiancée, un détraqué de la pire espèce, qui n’est autre que le grand inquisiteur de Cordoba…
Outre Gérard Jugnot, qui campe le personnage principal de l’histoire, figurent également au casting son fils, Arthur Jugnot, Bernard Le Coq, Assaad Bouab, Aixa Villagran et Raphaël Boshart.
Sortie le 14 octobre prochain.









