Le premier salon international du livre de Dubaï a ouvert ses portes jeudi après avoir provoqué une polémique à l’étranger suite au rejet, par les organisateurs, d’un roman d’un auteur britannique parlant d’un cheikh homosexuel.
Soixante-cinq écrivains originaires de 20 pays, dont la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, participent à ce salon qui durera quatre jours, a déclaré sa directrice Isobel Abulhoul.
Cette manifestation littéraire a récemment suscité la polémique après que “The Gulf Between Us”, un roman de la Britannique Geraldine Bedell, eut été rejeté par les organisateurs du salon.
“Cela n’a rien à voir avec de la censure (…) Nous avons tout simplement jugé, après la lecture du livre à la demande de son éditeur Penguin, qu’il ne convenait pas au salon”, a dit Mme Abulhoul.
L’écrivaine canadienne Margaret Atwood, vice-présidente de PEN International, une association internationale d’écrivains, avait choisi de boycotter l’événement pour protester contre cette décision.
Elle a cependant dit regretter ce geste dans le quotidien britannique The Guardian de samedi, expliquant qu’elle avait agi en pensant que le livre de Geraldine Bedell avait été interdit.
Elle devrait pouvoir quand même participer au salon via une vidéo-conférence lors d’un débat sur la censure durant le salon.
La Saoudienne Rajaa al-Sanea, auteur du roman “Les filles de Ryad”, participe au salon, comme l’Egyptien Gamal al-Ghitani.
La liste des participants comprend également le lauréat du Prix Pulitzer Frank McCourt, la correspondante de guerre de la BBC Kate Adie ou encore l’écrivain britannique Louis de Bernières.
source: RTBF









