Un officier, ancien responsable d’une unité de la Marine américaine à Bahreïn, a été contraint à la retraite après une enquête une série d’incidents homophobes graves et le harcèlement répété d’un homosexuel sur la base qu’il dirigeait.
L’enquête sur les bizutages à la base à Bahreïn entre 2004 et 2006 a révélé près de 100 cas présumés de mauvais traitements.
Le principal concerne Joseph Rocha (photo), un marin homosexuel, qui avait refusé de coucher avec une prostituée, et a subi deux années de harcèlement et d’intimidation.
Selon l’enquête, cet homosexuel a notamment été ligoté, forcé à manger la nourriture pour chiens et jeté dans un chenil rempli d’excréments animaux. Il aurait également été contraint de simuler un fellation sur plusieurs hommes de la base.
Les brimades se sont poursuivies jusqu’en 2006, sans que Joseph Rocha ne les signale par crainte d’être renvoyé à cause de la loi “Don’t Ask, Don’t Tell” qui interdit le personnel ouvertement gay au sein de l’armée américaine.
Après son retour aux États-Unis, Joseph Rocha a développé des syndromes de stress post-traumatique. Après avoir reconnu son homosexualité auprès de sa hiérarchie, il a été exclu des forces armées.
93 autres incidents ont été répertoriés par l’enquête dont beaucoup visant à humilier à travers l’homosexualité.
Ainsi, des agents de sexe masculin ont déclaré avoir été forcés à simuler des actes sexuels homosexuels, dans le cadre de “séances de formation” ou comme “punition”. Un autre cas établit que deux femmes marins ont été menottées à un lit et forcées à simuler un acte sexuel pendant que des marins les filmaient.
Par ailleurs, il a été établi que la visite de prostituées était commune sur la base et Joseph Rocha a affirmé que son refus de recourir à leurs services avait conduit à la révélation de son homosexualité.
A l’issue de l’enquête et du rapport qui s’en est suivi, les responsables de la Marine ont estimé que ces faits était en contradiction avec les valeurs et les normes de la Marine.
Michael Toussaint, l’ex-officier responsables des faits a été contraint à la retraite. Il exercera toutefois des fonctions administratives jusqu’à la prise d’effet de celle-ci en janvier 2010.
Un représentant démocrate de Philadelphie, par ailleurs amiral à la retraite trois étoiles, s’est étonné de la clémence de la sanction.
Jospeh Rocha, quant à lui, s’est félicité de la qualité de l’enquête mais regrette que le responsable des faits ne soit pas traduit en cour martiale.
source: e-llico.com









