Que ce soit Antoine et Djamel ou d’autres, les quatre garçons semblaient bien déterminés à mener leur « chasse aux pédés » – comme l’a entendu Antoine au cours de sa confrontation avec les agresseurs -, jusqu’au bout. Pour ce faire, les quatre occupants de la Citröen C2 « tunée » s’étaient armés d’une matraque télescopique, et d’un pied de biche dont il ne sera pas fait usage mais que les policiers retrouveront, dissimulé sous un fauteuil.
Après avoir amené les deux amis à l’écart des regards, sur le parking de la mare à Goriaux, trois des quatre occupants seulement participeront à l’agression. Antoine, frappé au visage, s’est effondré tout de suite. Djamel, voulant le défendre, est alors pris à partie. Les agresseurs se déchaîneront sur lui à coups de pied, coups de poing, ainsi qu’avec la matraque télescopique.
Les deux victimes réussiront malgré tout à s’échapper, avant de se retrouver aux urgences de l’hôpital de Valenciennes. Dès le lendemain matin, grâce au numéro d’immatriculation que Djamel avait pu relever, les enquêteurs ont procédé à l’interpellation des quatre agresseurs (deux majeurs et deux mineurs) à leur domicile. Une visite matinale qui semble avoir été riche d’enseignements pour les policiers. Des symboles et des documents comportant des inscriptions néonazies auraient été retrouvés dans les habitations. Les deux mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant d’être présentés au juge des enfants. Les deux adultes sont quant à eux en détention provisoire dans l’attente d’être jugés en comparution immédiate, lundi (aujourd’hui), par le tribunal correctionnel de Valenciennes.
Antoine, 25 ans, a eu le nez cassé par « un coup de boule » (5 jours d’ITT). Son ami Djamel, 21 ans, souffre quant à lui d’une fracture au bras droit ainsi que d’une plaie à la tête et de multiples contusions (21 jours d’ITT).
Source : lavoixdunord.fr.
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