C’est un peu radical.
Mr Marcel Rufo a été interrogé par une journaliste du Figaro. Marcel Rufo, est un pédopsychiatre, bien connu sur les plateaux de télévision. Au début de l’année il avait dans une émission évoqué le “choix d’être homosexuel”. Après quelques petites rectifications, il avait admit qu’être homosexuel n’était pas un choix volontaire.
Cette fois-ci c’est sur l’adoption des enfants par des couples homosexuels qu’il est questionné. “Il ne faut pas que l’enfant devienne une marchandise.” Radicalement contre les mères porteuse, il souhaite que les célibataires ne puissent plus adopter mais autoriserait l’adoption à tous les couples légalement reconnu, qu’il soit de même sexe ou de sexe différent. “Ce n’est pas parce qu’on désire un enfant qu’on y a droit” ajoute il. Plus strict dans le choix des futurs parents adoptifs, le pédopsychiatre compare certaine envie de parentalité à l’envie d’avoir un chiot.
Ne peut on pas imaginé qu’il ai plusieurs façon d’avoir des enfants? L’adoption, les mères porteuses, la coparentalité entre gays et lesbiennes, la famille devrait trouver son chemin dans les différentes possibilités d’avoir un enfant sans que les pouvoirs publics et le corps médical n’est son mot a dire. C’est un choix propre à chacun que le désir d’être parent.
Pour montrer l’exemple, est ce que la famille homosexuelle doit se résoudre à n’avoir que les enfants dont personne ne veut?
Voici l’article du Figaro:
LE FIGARO. – Le droit à l’adoption accordé à une femme homosexuelle par un tribunal a relancé le débat de l’homoparentalité. Que vous inspire cette décision ?
Marcel RUFO. – Elle montre l’hypocrisie de la situation actuelle. Pourquoi autoriser un homosexuel à adopter seul, mais lui refuser d’adopter en couple ? Les mentalités ont changé depuis le pacs. Si on légalise une union entre deux personnes du même sexe, je ne vois pas pourquoi on leur interdirait l’adoption. Mais elle devrait être réservée aux couples constitués, liés par un mariage ou un pacs par exemple. L’adoption par des célibataires est plus difficile car il y a le risque de la fusion avec l’enfant. Ce qui compte dans l’éducation de l’enfant, c’est la relation en trio. Par ailleurs, l’idée que l’enfant d’un couple homosexuel risque de le devenir lui-même est fausse. Sinon, pourquoi des enfants élevés par un père et une mère deviendraient-ils homosexuels ?
Vous dites qu’on n’a rien trouvé de mieux qu’un père et une mère pour élever un enfant. Comment ce dernier se construit-il au sein d’un couple homosexuel ?
L’enfant ne devrait pas être adopté seulement par un couple mais aussi par la famille élargie : grands-parents, oncles, tantes… C’est ce qui se passe pour toutes les naissances. «Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris», comme l’a écrit Victor Hugo. On pourrait imaginer une charte de l’adoption qui précise que toute la famille doit s’impliquer. L’enfant aurait ainsi des pôles identificatoires masculins et féminins. Il ne faut pas oublier que tous les enfants trouvent également des modèles parmi les amis des parents, leurs professeurs…
L’adoption est-elle la meilleure solution pour les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant ?
Je crois plus à l’adoption qu’à la fabrication d’un enfant par une mère porteuse. Il ne faut pas que l’enfant devienne une marchandise. Ce n’est pas parce qu’on désire un enfant qu’on y a droit. Les hommes qui décident de vivre ensemble, comme certains couples stériles, ne peuvent pas faire d’enfant. Il faut qu’ils l’acceptent. Ils devraient adopter plutôt que d’essayer de faire un enfant. Il faut aussi éviter l’effet «chiot» dans l’adoption. Les gens veulent à tout prix un bébé. C’est dommage de ne pas accepter des enfants un peu plus grands. Les couples homosexuels pourraient montrer l’exemple en accueillant des enfants un peu plus âgés, capables de donner leur accord à cette adoption.









