La deuxième Fest Ty Gay a rassemblé près de 5.000personnes, hier, en soirée, dans les rues de Gourin. Un succès égal à la première édition organisé par les Folies Gourinoises.
Pourtant la pluie qui tombait drue jusqu’en milieu de l’après-midi ne laissait guère augurer une telle réussite. «Les soeurs de la perpétuelle indulgence du couvent de Paris qui nous ont fait l’honneur de venir pour l’événement jusqu’au Centre-Bretagne ont intercédé pour que le soleil brille à nouveau dans les Montagnes Noires», ne manquait pas d’indiquer Bernard Raynal, le président de l’association organisatrice. Tout en précisant plus sérieusement: «L’idée de départ, c’est de faire la fête. Mais on parle aussi de la prévention, du Sida. Ça ne peut être que bénéfique en matière d’ouverture d’esprit et d’acceptation de la différence de l’autre». Dès le démarrage du défilé, rue de la Gare, les spectateurs s’étaient rassemblés, en grand nombre pour découvrir les chars et autres équipages constitués des établissements gay de la région (Quimper et Brest étaient particulièrement bien représentés). Pour la première fois, aussi, la nouvelle association locale «Un regard sur Gourin» s’était associée à l’événement ainsi que l’association morbihannaise «Aides» (lutte contre le Sida).
«Ils ont choisi leur façon de vivre»
Pendant plus d’une heure et jusqu’à la dislocation du cortège haut en couleur, devant la Statue de la Liberté (symbole de l’émigration bretonne en Amérique du Nord), le centre-ville était noir de monde. Parmi les spectateurs, de nombreuses familles, des grands-mères ou des enfants. «De toute façon, ils (ndlr, les homosexuels) sont là depuis longtemps. Ils ont choisi leur façon de vivre. Ceux que ça gêne ne viennent pas», commente en riant une femme d’une cinquantaine d’années. «Pour la deuxième année consécutive, nous avons réussi notre pari en invitant un public ouvert aux libertés et à la tolérance à participer à la fête et à découvrir un monde différent mais néanmoins chaleureux» ne manquait pas de noter l’instigateur, prêt à remettre le couvert, l’année prochaine.
source: letelegramme.com









Bonjour!
Je viens de voir sur le web un compte-rendu du Fest Ty Gay de Gourin, la Gay Pride du coin (en centre Bretagne): 5 000 participants dans un village d’un peu plus de 4 000 habitants. Je trouve cela génial. En allant sur un blog partenaire de cette Gay Pride, il est bien ditt que la communication était légère: pas de communication sur les moyens de s’y rendre, ni sur les conditions d’hébergements par des structures touristiques sur place et dans les environs. Pas de communication sur l’horaire et l’endroit de départ. Un peu balbutiant comme évènement mais j’approuve.
Cela fait un certain temps que je pense à un évènement un peu similaire. Tous les ans (ou presque), je vais à la Gay Pride à Paris et je finis par m’en lasser. Ca finit par être un peu rôdé comme du papier à musique, toujours un peu la même chose. La communication là par contre y est finalement rôdée, page web à cette intention, etc.
Je pense à une Gay Pride champêtre mais qui n’aurait jamais lieu au même endroit. Avec mes proches, il m’arrive souvent de faire les vide-greniers en Normandie. Ce ne sont pas les villages avec des champs de foire qui manquent, ce ne sont pas les places de villages avec les rues avoisinantes qui manquent, etc. Pourquoi les GayPrides devraient d’ailleurs être itinérantes dans le village. Pourquoi ne pas faire une fête sur la place du village. Les vide-greniers sont fixes, les fêtes foraines sont fixes et les gens qui y viennent n’y trouvent rien à redire. Je pense que tant qu’on n’a pas essayé, on ne peut pas se prononcer.
La GayPride dans un village, je pense à la fameuse vidéo “Louxor” de Philippe Katherine:
http://www.youtube.com/watch?v=y5Yemyz-zL0
On sait le personnage artiste excentrique (pas plus excentrique que certains chars de la GayPride parisienne!!! Et dans la réalité, on remplace le Philippe Katherine par tout ce que l’on veut!!!). On y mettrait plusieurs chars. Dans la vidéo de “Louxor”, les habitants (même les chasseurs!!!) n’ont pas l’air trop hostile à ce carnaval.
J’ai dit plusieurs chars, mais il n’est pas nécessaire d’en mettre autant qu’à la GayPride parisienne (ou n’importe quelle autre. Je pense même que chercher à copier l’organisation des GayPrides déjà existantes serait une erreur, à chacune sa spécificité d’organisation). Par contre, du fait du même nom, l’objectif resterait toujours le même, renforcer la visibilité de l’homosexualité dans notre société.
Il y a quelques années, la mairie de Jérusalem avait refusé l’organisation de la GayPride dans les rues de la ville. Ils avaient dû se replier dans un stade. Pourquoi pas ?
C’est le maire de Bergerac qui avait fait un pari avec son pote pour que Elton John vienne faire un concert. Cette tournée d’Elton John est passée par Londres, Berlin, Barcelone. En France, Bergerac, 27 000 habitants. Le concert a réuni 45 000 personnes. C’est donc possible, question de communication (avec l’artiste, démarchages, négociations, communication quoi et y croire).
Il y a quelques années, un haut prélat catholique venait d’être nommé par le Vatican à Vienne. Il était réputé pour être très conservateur. Les opposants ont fait un sit-in devant sa résidence de prélat et lui ont infligé un camouflet par rapport au protocole. (Le protocole voulait qu’il rentre dans son église et y faire un discours d’acceptation de la charge le jour de son intronisation. Il a été contraint d’y renoncer et de le reporter de plusieurs jours).
Je suggère que la GayPride champêtre ait lieu dans une petite commune de France (sans faire de l’ombre aux petits villages qui en organisent déjà, comme Gourin). Comment la choisir ? Je suggère sur le principe de la déclaration d’impôts sur le revenu. Pour mémoire, la déclaration se fait au mois de mai +1 de l’année dont on doit déclarer les revenus.
Sur le même principe (mais des dates plus appropriées devraient être déterminées), en mai+1, un site web homo proposerait à ses lecteurs de désigner la commune la plus homophobe de France (à cause de son maire au discours homophobe, d’un de ses conseillers municipaux très zélé dans l’homophobie, le conseiller général, la ville où le député zélé a sa résidence officielle dans sa circonscription, etc.). Et la GayPride aurait lieu en fin août (mais tous les ans à la même date pour que ceux qui veulent y participer puissent poser leurs congés payés pour s’y rendre tous les ans). Pour la commodité de mon discours, j’ai pris la même date que la déclaration de revenus. Ca ferait très court, je suppose, pour les organisateurs. Je ne parle que de façon théorique ici, ce ne sont que des dates à “améliorer”.
Peut-être que certaines administrations ou sociétés accepteraient de participer. Avec une communication préparée.