Que ce soit pour une agression, un dépistage ou des infos sur la randonnée, c’est important de pouvoir pousser une porte », indique Yves Raibaud, sociologue spécialiste des questions du genre. Si, depuis la création, le 15 décembre, la porte ne s’ouvre pas beaucoup, les projets pullulent. Les neuf associations, présentes à tour de rôle, ont l’intention de monter des projets – interventions, débat, organisations d’événements -, « hormis la marche des fiertés, c’est la première fois que nous avons un objectif commun, se réjouit Jean-Christophe Testu, président de l’association Le Girofard, ce lieu va donner un nouveau souffle au réseau associatif ».
Les objectifs du Girofard sont variés : répondre aux problématiques de santé, discrimination, mettre en avant la culture LGBT (lesbien, gay, bi et trans), être un lieu de convivialité, une bibliothèque, un lieu de débats, organiser des formations… Un aspect important pour le sociologue : « Ce n’est pas uniquement SOS Homophobie, les gens peuvent venir aussi pour savoir où faire la fête, ça permet aux jeunes d’assumer leur homosexualité sans passer par des endroits sordides. » Et à l’inverse, cela permet aux associations, qui ne faisaient leur permanence que dans des bars, de recevoir les gens dans un endroit moins festif, où l’on peut aborder des sujets intimes. Cependant, cet optimisme pourrait être de courte durée car le lieu n’est loué que pour une année. « Il faut le pérenniser », reconnaît Jean-Christophe Testu. Afin que ce centre LGBT dure plus longtemps que le précédent (de 1999 à 2003). Pour l’heure, le conseil général, des mairies et la région soutiennent le projet, avec des subventions allant de 100 à 10 000 euros. C’est cette dernière, accordée par le département, qui a permis l’ouverture du centre. W
Adresse: 34, rue Bouquière. Ouvert les lundi, mardi, jeudi, vendredi à partir de 18 h et le samedi de 15 h à 20 h. Tél. : 09 80 81 98 77.









