Un couple de surveillantes de prison de Rennes s’estime de “harcèlement” et de “discrimination” de la part de leur hiérarchie du fait de leur homosexualité. Les deux femmes ont saisi la Halde.
Un couple de surveillantes pénitentiaires homosexuelles a décidé d’attaquer la direction du centre où elles exercent, à Rennes (photo), s’estimant victime de harcèlement et d’homophobie.
L’une des deux femmes a du comparaître devant le conseil disciplinaire de la direction nationale de l’administration pénitentiaire après que sa hiérarchie locale ait proposé qu’elle soit sanctionnée pour avoir été surprise seule dans une pièce aux murs vitrés avec une détenue.
Une situation interdite par le règlement.
Cette menace de sanction fait suite, selon l’intéressée, à une série de faits quelle qualifie de “harcèlement”.
Sa compagne et collègue de travail affirme, elle aussi, subir des “discriminations” de la part de sa hiérarchie et toutes deux mettent ces comportements sur le compte de leur homosexualité.
L’une d’elle a d’ailleurs reçu un courrier dans lequel on évoque “des dérèglements de la personnalité” la concernant. La seconde souligne leur mise à l’écart, quand un officier refuse ostensiblement de lui serrer la main.
Cette succession de faits a plongé le couple dans la dépression et les deux femmes sont aujourd’hui en arrêt-maladie. Mais elles ne baissent pas les bras et décider de déposer une plainte contre leur hiérarchie auprès de la police et de saisir la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations pour l’égalité).
source: e-llico.fr




