Une exposition à Angers rappelle le talent et la notoriété de l’artiste français, mort à 35 ans en 1985. Dans la nuit du 8 avril 1985, l’art
iste français Daniel Tremblay se tuait au volant de sa voiture, sur une route des environs d’Angers, sa région natale. Il était âgé de 35 ans, était beau comme James Dean et promettait de devenir une vedette internationale de l’art. Il suffit pour s’en convaincre de regarder la provenance des oeuvres exposées au Musée des beaux-arts d’Angers, qui lui rend hommage : le Centre Pompidou et le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, mais aussi le Moderna Museet de Stockholm, le Ludwig Museum de Cologne, le Museum of Contemporary Arts San Diego à La Jolla, en Californie…
Son travail s’appuie sur le détournement de matériaux banals (ardoise, caoutchouc, moquette…) et d’objets du quotidien tels que des brosses, des perles, des chaussures, des paillassons. Dense et inventive, chaque œuvre illustre de petites histoires intimes.
Le mur puis l’espace sont au centre de ses préoccupations plastiques ; il se définit d’ailleurs comme un sculpteur de « bas-relief ».
Cette exposition prése
nte 36 pièces majeures de l’artiste autour de trois axes :
- les œuvres de l’artiste acquises par les collections publiques françaises et étrangères. Parmi elles, le musée des Beaux-arts d’Angers le musée national d’art moderne, le musée d’art moderne de la ville de Paris, le Moderna Museet de Stockholm, le Ludwig Museum im Deutschherrenhaus de Cologne.
- la réplique de The Last Wave, installation créée en 1984 à La Jolla (Museum of contemporary art de San Diego), dont l’élément principal, en l’occurrence une tête en polystyrène recouverte de cartes postales, a été offerte par la compagne de l’artiste, Carol Moreau, au musée en 2005,
- la donation en 2000 de 7 œuvres majeures ainsi que le fonds d’atelier de l’artiste par la galeriste à laquelle il a toujours été fidèle, Farideh Cadot.
Durant l’exposition, la diffusion d’un extrait sur Daniel Tremblay du film du cinéaste Heinz-Peter Schwerfel, « Peinture fraîche, made in France » (1985), viendra compléter l’exposition.




