S’il n’existe pas de chiffres précis, plusieurs études menées par des médias gays convergent vers une réalité qui tend à démontrer que les « homosexuels achètent davantage de produits technologiques ou encore de biens culturels que la moyenne nationale » (www.ecotidien.fr). Une étude marketing américaine estime que le pouvoir d’achat des gays atteindra 853 milliards de dollars en 2011. Après les endroits gays, voilà que les agences de tourisme proposent des croisières et des tours « 100 % homos » avec le souci de l’accueil des clients qui recherchent d’abord et avant tout à être accueillis dans des atmosphères « gay friendly », expression anglo-saxonne qui veut dire prisés par la communauté gay ou ouverts à plusieurs formes de mode de vie. Ainsi, la mise en place de guides et cartes ciblées sont désormais de mise dans le secteur touristique.
« Le touriste gay consacre, plus que les autres, une plus grande partie de son budget aux vacances, dépensant en moyenne 130 € contre 100 pour le touriste hétérosexuel », selon une enquête menée par l’Institut du tourisme en Espagne. Le rapport met la lumière sur le fait que « 61 % des gays britanniques déclarent qu’ils veulent se détendre totalement pendant leurs jours de vacances et 45 % choisissent de séjourner dans des hôtels de grand standing, et en profitent pour goûter la gastronomie locale et la culture du lieu où ils passent leurs vacances ».
Même son de cloche aux États-Unis où « la communauté gay voyage plus que la moyenne de la population américaine : 85 % de la communauté gay voyage contre seulement 64 % pour le reste de la population américaine », indique l’Institut du tourisme en Espagne. C’est pourquoi de plus en plus de mairies en France, en Espagne et en Europe, généralement, prenant conscience du potentiel économique qu’elles pouvaient en tirer, tentent de faire reconnaître leurs villes comme des destinations gay friendly.








